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Suivez le titanesque chantier de l’extension de Monaco sur la mer

C’est un chantier à deux milliards d’euros, dont 1 milliard pour les seules fondations du nouveau quartier dont va se doter Monaco. Il faut dire que sur ce Rocher exigu de 2 km² où le mètre carré de logement dépasse désormais les 40.000 euros, tous les espaces supplémentaires sont aisément finançables. À terme, en 2025, le nouvel écoquartier de l’Anse du Portier sera installé sur un terre-plein de 6 hectares, gagné sur la mer. Et l’endroit permettra au passage de développer 60.000 m² supplémentaires de logements et de commerce. Les phases actuelles du chantier ne concernant que les infrastructures immergées doivent se dérouler jusqu’en 2020. Des travaux pilotés par Bouygues construction doivent permettre l’installation de 18 caissons de béton géants, créant une ceinture de protection de l’écoquartier contre la houle. Pour ce faire, il a fallu acheminer depuis la Pologne un immense «caissonnier», véritable usine flottante où sont coulés jour et nuit les fameux caissons de béton dans le port de Marseille. Ils sont ensuite eux-mêmes tractés en mer jusqu’à leur destination finale. Deux aires marines protégées Et pendant qu’on s’active en surface à Marseille et à Chateauneuf-lès-Martigues, la carrière d’où est extrait le remblai, on ne chôme pas non plus à Monaco, sous l’eau et autour. Dès l’an dernier, un écran acoustique a été installé pour limiter les nuisances sonores avant les travaux de retraits des enrochements et le dragage des sédiments pollués. Un important travail a été nécessaire pour préserver la biodiversité: c’est l’une des préoccupations bien connues du prince Albert et c’est d’autant plus nécessaire que le littoral de la Principauté comporte deux aires marines protégées: la réserve sous-marine du Larvotto et la réserve marine des Spélugues. Après un inventaire méthodique, les grandes nacres (ces coquillages géant) et les herbiers de Posidonie (cette plante aquatique à fleur) installés sur le site du futur remblai, ont été déplacés manuellement avec beaucoup de soin. Et pour éviter que le dragage de 60.000 m3 de vases impropres pour le type de construction, ne pollue les fonds marins, d’autres précautions ont dû être prises. Il a fallu notamment installer un écran anti-turbidité pour limiter les remous et la diffusion de particules empêchant la lumière de passer. Mêmes précautions avec l’usage de «bennes écologiques», des pelles qui se ferment hermétiquement, évitant la dissémination de particules pendant la remontée des sédiments. Cette phase achevée, il s’agit maintenant d’installer au fond de l’eau les matériaux de remblai. Acheminés par bateau, ils sont déposés à l’aide d’un tuyau robotisé permettant de mesurer très précisément l’obtention de la hauteur finale désirée. Et il ne reste ensuite qu’à compacter le tout. Lancée en novembre dernier, l’opération de mise en place du remblai devra laisser la place à la pose des caissons qui est prévue à partir de juin pour s’achever fin 2019. Ce n’est qu’à la mi-2020 que les travaux d’infrastructure devraient s’achever pour laisser la place à des constructions immobilières plus traditionnelles.

Credits: Jean-Bernard Litzler – 11/02/2018

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